Qu’est ce que la candidose chronique ?

Le Candida albicans est un champignon microscopique de la famille Candida. Il vit naturellement en équilibre avec d’autres micro-organismes dans notre microbiote*. On le dit saprophyte (organisme qui peut se nourrir de matière organique en décomposition), il a d’ailleurs un rôle indispensable dans la gestion du bol alimentaire.

La Candidose en est une prolifération anormale dans l’organisme humain. Le Candida trouvant, à un moment, des conditions de milieu particulièrement opportunes, il se sur-multiplie. Ainsi, il sur-produit des toxines (par son métabolisme), déstabilisant l’harmonie de notre flore intestinale*, puis prend une forme filamenteuse, et devient un parasite capable d’envahir différents tissus.

Il peut alors adhérer aux parois des muqueuses : la bouche, l’œsophage, les voies génitales… Il se produit alors des infections aiguës, facilement récidivantes.

La candidose digestive chronique

Quand il parasite le tube digestif, on passe rapidement à une chronicité qui provoque porosité, réactions inflammatoires… La production de toxines entraînant de nombreuses conséquences sur les fonctions biologiques ; c’est la Candidose Digestive Chronique.

Cette affection couramment citée en médecine naturelle (sous le sigle CDC) touche 30 à 40 % de la population en France (80 % aux États-Unis) mais n’est pas encore reconnue par la médecine universitaire (qui limite les candidoses aux infections aiguës et récidivantes).

Quels sont les symptômes de la candidose ?

Ils sont très variés, individualisés et pas faciles à attribuer à cette invasion. De plus ils évoluent par poussées, ce qui fait que la CDC est difficile à diagnostiquer.

En fait il s’agit d’un syndrome associant à la fatigue chronique différents troubles : digestifs (type intestin irritable), intolérances alimentaires multiples, réactions allergiques, troubles ORL, mais aussi problèmes de sommeil, d’humeur jusqu’à des dépressions, des troubles hormonaux, une acidification de l’organisme (d’où douleurs articulaires et musculaires), un surpoids difficile à corriger, des dérèglements immunitaires… Ces signes sont d’autant plus importants que la personne concernée est en faiblesse immunitaire (par exemple atteinte d’une autre maladie).

Ce qui est le plus typique, qui nous (les naturopathes…) nous met “la puce à l’oreille” : ce sont les envies incontrôlées de sucre ! En effet le Candida “se nourrit” de sucre…

Le sucre aliment de la candidose

Donc, si vous vous reconnaissez en partie dans cette liste, orientez vous vers un praticien de santé naturelle, plutôt que de laisser cette affection s’étendre, et nuire à votre santé globale

Qu’est ce qui provoque cette candidose ?

  • Certains traitements antibiotiques répétés ou de longue durée, détruisent les bactéries intestinales, et ainsi laissent plus de place aux levures.
  • Des traitements hormonaux (pilule, ou autre…), une imprégnation oestrogénique importante (après une grossesse, ou en fin de cycle menstruel). Les femmes seront donc plus souvent touchées.
  • La fatigue, le stress, entraînent des phénomènes de dysbiose intestinale (= déséquilibre de la flore intestinale), qui perturbent la flore et encourage les candidas…
  • Une alimentation trop sucrée, ou qui contient trop de sucres lents à IG élevé (pain blanc, pâtes, biscuits…) favorise leur développement.

Comment établir un diagnostic ?

Ben oui, car vous sentez venir les restrictions… Et on n’a pas vraiment envie de se passer d’une vie si excitante, ni d’une pizza ou d’une belle glace si par hasard ça ne servait à rien !

Chez le naturopathe :

  • Vous allez être questionnés longuement, mais les signes n’étant pas spécifiques…
  • Il existe des questionnaires d’évaluation pré-établis et ciblés, on évaluera votre susceptibilité à la Candidose.
  • Selon les convictions de votre praticien, il vous sera proposé une analyse d’urine, éventuellement des tests sanguins, ou encore une numération des levures dans les selles. Mais, on n’a pas de réponse significative à la recherche de CDC en rapport à l’investissement fait.
  • Un autre test est souvent proposé, tellement simple, mais peu ragoutant… Il s’agit de cracher un peu de salive dans un verre d’eau, si vous voyez un filament épais tomber rapidement au fond du verre, c’est probablement que vous êtes porteur de Candidose ! Ce n’est pas scientifique, c’est juste empirique, mais…

Comme vous le constatez, quelle que soit l’évaluation, le diagnostic sera subjectif… Il sera donc difficile d’évaluer si vos Candidas Albicans sont juste saprophytes, ou s’ils ont évolué vers le parasitisme, et à quel stade ils en sont.

Chez le médecin conventionnel :

Après prélèvement et analyses biologiques, une fois le champignon ou levure détecté, il vous prescrira des antifongiques.

Quelle est la réponse en Naturopathie ?

Vous êtes épuisé, stressé ?  Dans ces conditions la digestion se passe mal et si cette situation dure, la flore essaie de s’adapter, mais n’en peut plus… dysbiose !  On perd l’harmonie du microbiote, celui-ci jouant un rôle essentiel dans le maintien de l’immunité. Votre fatigue est un symptôme d’épuisement du système immunitaire.

  • Si la CDC est soupçonnée, bien-sûr des anti-fongiques naturels seront proposés. Et le choix est grand entre les huiles essentielles, l’extrait de pépin de pamplemousse, l’ail, et autre phytothérapie…
  • Le Charbon actif, qui possède aussi une très importante force d’absorption, peut être une cure très adaptée à la situation (recherchez la meilleure façon de l’utiliser et les précautions à prendre…).  
  • Même sans certitude avérée, si plusieurs signes sont reconnus, il faut faire en sorte pour le confort de la personne de rétablir une situation saine. Donc mettre en place un traitement de terrain, sur lequel les Candidas vont retrouver leur juste place, si toutefois ils l’avaient perdue.
le charbon comme traitement de la candidose

Traitement de terrain, qu’est-ce ?

Même Pasteur aurait reconnu, sur son lit de mort, « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Les aléas de la vie, les habitudes actuelles de consommation, les traitements médicamenteux, l’état nerveux, les pollutions diverses dégradent notre bel écosystème, et la flore intestinale en est le socle.

Comment faire pour contribuer à une bonne flore ?

  • Apaiser son rythme de vie, dormir, s’aérer, bouger, gérer son stress… Ce sont les premières règles d’hygiène de vie pour que notre pouvoir d’auto-guérison naturel rétablisse l’harmonie dans notre organisme !
  • L’alimentation ! Bien-sûr, vous aurez compris, il faut apaiser sa gourmandise… Mais, vous l’avez assez entendu partout, le sucre est mauvais pour la santé en général, alors merci les Candidas de nous donner une motivation supplémentaire ! L’alcool, les produits fermentés (bière, choucroute, pain au levain, fromages…) qui contribueraient à enrichir votre tube digestif en levures seront évités. Vous allez apprendre à nourrir votre organisme de vrais aliments bruts. Fini tous les produits transformés par l’industrie… Vous retrouverez le goût des fruits, des légumes locaux, naturels, de saison, et en ferez la base d’une alimentation variée. Vous équilibrerez avec quelques céréales complètes, des protéines, des lipides de bonne provenance. L’alimentation méditerranéenne est un des meilleurs modèles à suivre…
  • Rétablir l’intégrité de la flore intestinale. Afin d’encourager les processus de régulation, prévoir une cure de probiotiques, elle apportera à la flore intestinale des bactéries bénéfiques, ce qui laissera un minimum de place aux Candida.

Ce genre de traitements bien suivi donne de très bons résultats, parfois spectaculaires… Je vous conseille de vous y tenir pendant au moins 6 mois, afin d’installer durablement une bonne vitalité, et de meilleures habitudes de vie.

Finalement, était-il indispensable de porter un diagnostic lourd et incertain de CDC, alors que la constatation des symptômes suffisait à proposer une alimentation plus saine, un assainissement de la flore intestinale et du repos… Quel meilleur programme d’amélioration de la santé et de stimulation des forces d’autoguérison ?

Je vous en souhaite un aussi bon pour cet été !

* notre flore intestinale ou notre microbiote, c’est les bactéries, les levures et autres champignons qui peuplent notre tube digestif.  Sa composition et ses proportions sont très individuelles.

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