Alimentation de l’enfant, entre plaisir et nutrition

alimentation de l'enfant

« J’en veux pas… C’est pas bon ! ». Et pourtant… L’alimentation de l’enfant joue un rôle essentiel dans son développement.

Alimentation de l’enfant : quel est son rôle ?

L’alimentation de l’enfant joue un rôle essentiel dans sa croissance et la fabrication de son énergie.

Bien s’alimenter pour bien grandir

Côté croissance, l’alimentation va fournir les matériaux de base pour la multiplication des cellules mais aussi pour leur entretien. En effet, car elles sont vivantes et leur renouvellement car elles meurent et doivent être remplacées régulièrement (une cellule osseuse : 12 jours, cellule de l’intestin grêle : 3 à 4 jours, globule rouge du sang : 2 à 3 jours…)

Bien manger pour fabriquer de l’énergie

Quant à la fabrication de l’énergie, c’est aussi l’alimentation après transformation chimique qui va permettre le fonctionnement de chaque individu, de chaque enfant. C’est son carburant pour :

  • La fonction physique : marcher, bouger, jouer, courrir, voir, entendre, créer… Crier !
  • La fonction intellectuelle : comprendre, raisonner, penser, se concentrer, apprendre…
  • La fonction émotionnelle : la joie, l’excitation, la contrariété, la peur, la colère, les pleurs… les sentiments sont des dévoreurs d’énergie, mais ils sont nécessaires. On peut juste apprendre à les réguler par la relaxation, le yoga… Les enfants y sont très réceptifs.
  • La fonction vitale : respirer ; faire circuler le sang ; battre le cœur ; mais aussi transformer les aliments (digestion), les assimiler ; éliminer les toxines ; réguler la température corporelle (homéostasie) ; se défendre contre les intrus (fonction immunitaire)… Soit tout ce qui fait vivre.

Beaucoup d’énergie nous est nécessaire et nous ne sommes pas égaux dans ce domaine. En effet, chacun arrive sur Terre avec un bagage héréditaire : l’énergie innée, qui est immuable.

Chaque bébé est accueilli dans une famille, un milieu, une culture… Et donc une façon de vivre, de manger, de travailler, de consommer, de faire de l’exercice, de se distraire, de regarder la télé ou non… Et même d’aimer cet enfant ! Tout cela crée son énergie acquise. Celle-là est donc entretenue par la façon de vivre, qui inclue, entre autres, l’alimentation.

Qu’apporte l’alimentation ?

Une alimentation équilibrée doit contenir des protides, des lipides, des glucides, des vitamines, des minéraux, des micronutriments…

En peu de mots : l’alimentation de l’enfant doit être de qualité (d’origine naturelle) et variée pour pouvoir proposer le plus grand éventail possible de nutriments à l’organisme. Il sera ainsi plus richement constitué, et son métabolisme mieux équipé pour bien fonctionner.

Pour qu’elle soit facile à assimiler et donc ne demande pas trop d’énergie pour la digérer, la composition des repas doit être simple :

La composition des repas :

  • Une seule protéine par repas est une bonne base : s’il y a viande ou poisson, pas besoin de fromage (et inversement). Les protéines ne sont vraiment pas indispensables à chaque repas, quand vous en consommez, elles seront mieux tolérées au repas de midi.
  • Une seule céréale ou sucre lent : s’il y a du riz ou des pâtes, pas besoin de pain ou pomme de terre…
  • Des légumes à volonté : crus et/ou cuits, en soupe, à la vapeur… Voire en gratin ou en tarte, le moins possible en friture.
  • Les desserts ne sont pas obligatoires : s’il y en a, l’idéal serait une compote maison, une portion de pâtisserie maison ou un carré de chocolat noir aux amandes

Quid des fruits ?

Ils se consomment en dehors des repas et estomac vide, c’est-à-dire une fois la digestion terminée. Donc à jeun, quand le petit déjeuner est fini de digérer (10h30 ou 11h) ou quand la digestion du déjeuner finie (16h30 -17h). Sinon, il y a fermentation, acidification du bol alimentaire, ballonnements… Pour ces raisons, les fruits sont parfaits en goûter ou en collation.

J’encourage par ailleurs à consommer les fruits locaux de saison, car ce qui pousse sous notre climat est ce qui nous convient… On les choisit bien sûr le plus naturels possibles, afin de pouvoir en déguster la peau.

Bien sûr, si vos enfants mangent à la cantine, vous trouverez que ces conseils ne correspondent pas aux règles diététiques conventionnelles qui y sont appliquées… Mais si déjà vous les appliquez à la maison le soir et le week-end, c’est bien. C’est la règle n° 1 !

Comment faire bien manger nos enfants ?

cuisiner en famille

La règle n° 2 est de faire ses courses et de cuisiner soi-même, pourquoi pas avec nos enfants ! Si on fait simple, ce n’est pas plus long et nos enfants adorent nous aider pour confectionner une tarte aux légumes ; disposer joliment les crudités dans les assiettes…

Pourquoi privilégier le fait-maison ?

Déjà, parce que vous choisissez la qualité des aliments de base (locaux, de saison, sans pesticides… pensez aux paniers de producteurs) ; vous salez et sucrez à votre goût ; évitez les conservateurs et autres additifs ; décidez des matières grasses utilisées…

Qualité retrouvée : vous y gagnez en nutriments et aussi en goût ! En effet, la culture intensive et les moyens de conservation industriels rendent les aliments « vides » et insipides.

Comment faire si mon enfant manque de poids ou est au contraire en surpoids ?

Si votre enfant n’est pas gros et même manque de poids, le fait de lui proposer des repas faciles à assimiler va reposer son organisme. Cela lui permettra d’avoir plus de « force », plus d’énergie pour grandir ou prendre un peu de poids : multiplier ses cellules.

Si votre enfant est en surpoids, ce n’est pas forcément qu’il mange trop, c’est qu’il ne mange pas ce qu’il faut. Essayez de lui laisser la quantité en cuisinant des soupes ou des gratins avec des légumes variés, qui soient bien goûteux. Pour cela, vous pouvez utiliser des épices ; herbes ; graines croustillantes (sésame ou tournesol) ; crèmes végétales et laits végétaux ;
chèvre frais fondu…

alimentation de l'enfant gratin

Quand les enfants ont un problème de croissance, de poids ou de fatigue générale, s’ils ont des rhumes, des «gastro» à répétition, ou sont énervés, colériques, c’est certainement que leur organisme n’a plus d’énergie pour éliminer les toxines. Leur foie est surchargé, leur intestin est en souffrance, leur système immunitaire est utilisé à éliminer d’autres intrus, leur système nerveux est sans ressource… Ou l’un, ou l’autre !

Le conseil que je peux vous donner, hors consultation individuelle, est d’appliquer ces règles de simplification des repas chaque fois que vous le pouvez. Ainsi, la digestion va déjà être allégée et de l’énergie étant disponible, une détoxination commencera en douceur.

Alimentation de l’enfant : et le plaisir ?

Oui… c’est ce que l’on me répond en général à ce stade là : « L’enfant ne mange pas un aliment parce qu’il est bon pour la santé, mais parce qu’il éprouve du plaisir  » !

Bien sûr ! Je dirais même : L’enfant ne mange pas un aliment parce qu’il est bon pour sa santé, mais parce que ses parents éprouvent du plaisir à le lui proposer… Du plaisir, pas de la conviction intellectuelle !

Le plaisir, primordial dans l’alimentation de l’enfant

Quand je parle alimentation à un adulte, je cherche à connaître ses goûts et ses habitudes, je lui parle de ce qui lui conviendrait… Mais surtout je l’accompagne à faire évoluer ses habitudes vers un changement où il trouvera du plaisir, c’est primordial !

L’alimentation a toujours été liée au plaisir : la première alimentation de l’enfant (au sein ou au biberon) se prend dans les bras de maman ou de papa, en sécurité, dans l’amour… Et il y a forcément une notion de plaisir.

D’ailleurs, quand pour une raison ou une autre un bébé se trouve à ne pouvoir accéder à ce plaisir, il peut devenir un enfant puis un adulte qui a des problèmes avec son rapport à l’alimentation. Il faudra alors l’accompagner par le biais émotionnel.

Donc, finalement quand les parents ont une alimentation saine et variée, ils peuvent être un modèle positif pour leurs enfants… En les invitant à leur table.

Les repas en famille, source de plaisir pour l’enfant

Les repas pris en famille entraînent de meilleurs choix alimentaires… pour les parents aussi ! Et on constate que les enfants, par mimétisme, mangent plus de légumes et de fruits… Ou en tout cas plus de variété, et moins systématiquement du jambon – purée / pâtes – yaourt ; des snacks salés ; des sucreries ; du soda ou des jus de fruits achetés (qui contiennent autant de sucre que du Coca !).

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à table ils trouveront convivialité, joie, plaisir. Considérés comme des grands, ils auront moins besoin de compensation et seront plus heureux. Essayez ! La surprise passée, vous y prendrez sans doute plaisir !

Qu’en est-il des allergies ?

allergies chez l'enfant

Diverses hypothèses sont avancées pour expliquer la progression des allergies.

  • L’environnement de plus en plus aseptisé des enfants limiterait la maturation de leur système immunitaire.
  • La flore intestinale des enfants est peu entretenue (prébiotiques, fibres…) et souvent appauvrie par des traitements médicaux.
  • Les muqueuses intestinales (et/ou respiratoires) peuvent être devenues perméables.

Comment restaurer une perméabilité physiologique ?

Pour restaurer une perméabilité physiologique,

  • En premier lieu, suivre les conseils d’alimentation hypotoxique donnés ci-dessus
  • Utiliser des huiles contenant des omégas 3…
  • En hiver : supplémenter vos enfants en vitamine D naturelle
  • Au printemps : faire des drainages du foie (artichaut, pissenlit…).
  • Enfin, vous pouvez éventuellement leur faire des cures de Magnésium dernière génération.

Je vous proposerai bientôt des conseils plus pratiques concernant les aliments et quelques idées de goûters healthy ET gourmands !

Martine Calvet – Naturopathe

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