Connaissez-vous vraiment vos hormones ?

Que les choses soient claires : “Hormone” vient du grec “exciter”, pourtant certaines hormones ont juste un rôle de contrôle ou parfois même d’inhibition….

En réalité, ce sont des substances chimiques produites, le plus souvent, par des glandes qui, circulant par voie sanguine, assurent la transmission de messages aux organes.

Les hormones sont très nombreuses dans l’organisme et ont des spécificités très diverses. Ces glandes sont organisées en un système : le Système Hormonal, qui a pour mission de réguler notre vie physiologique et émotionnelle… Il va organiser l’assimilation des sucres, des lipides, des minéraux… mais aussi la croissance, la reproduction, la façon dont nous vieillissons… notre moral, notre énergie.

Il agit en grande dépendance avec le Système Nerveux, ils constituent à eux 2, les réservoirs de notre Force vitale.

Les principales glandes du système hormonal

  • La thyroïde, par l’action complexe des hormones T3, T4, qui régulent notre homéostasie*. Elle influence notre métabolisme de base, donc le poids, l’humeur, la libido, et notre niveau d’énergie.
La thyroïde qui pause si souvent problème…
  • Le pancréas sécrète l’insuline qui permet de réguler la pénétration du sucre dans nos cellules, et son stockage dans le foie…
  • Les surrénales, surtout productrices de l’adrénaline qui a un effet d’excitation du système nerveux autonome. Et du cortisol que l’on connaît pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques, mais qui est aussi un fameux soutien en cas de grand stress. Il va en effet chercher l’énergie dans nos réserves (attention à l’épuisement).
  • Les Gonades. Chez les femmes, les Ovaires, et chez les hommes, les Testicules. Les gonades produisent principalement œstrogène, progestérone et testostérone, dont on connaît l’intérêt dans la fertilité, la fécondation, la procréation… et pour nos humeurs, également !
  • L’hypophyse a un rôle très important de chef d’orchestre de tout le système hormonal. Elle sécrète différentes hormones dont le rôle est de stimuler la sécrétion des autres glandes du système : TSH, ACTH, FSH, prolactine, hormone de croissance…Mais aussi l’ocytocine, cette fameuse hormone de l’attachement.
  • La glande Pinéale produit la mélatonine qui régule notre horloge et notre calendrier biologique.  Elle va influer sur notre sommeil et notre état nerveux.

Attention ! La dopamine, la sérotonine, et les endorphines ne sont pas des hormones, mais des neuro-médiateurs, ou messagers entre neurones (trajets beaucoup plus courts), et interfèrent sur la production de mélatonine.

Notre santé est dépendante de notre équilibre hormonal !

Certaines hormones sont des chaînes d’acides aminés, mais la majeure partie sont élaborées à partir de cholestérol, produit par le foie, ou provenant de notre alimentation. Vous comprendrez aisément qu’il faut donc fournir à notre corps, de bons acides aminés et du bon cholestérol ! Ce qui serait “mauvais” ne servirait qu’à encrasser l’organisme, et à ralentir le “transfert des messages”…

Le maintien du bon taux d’hormones n’est pas si aisé. L’hypophyse se trouve parfois débordée quant aux ajustements, et vos examens biologiques confirment parfois des dosages inadéquats.

Certains auront des problèmes de sommeil, de diabète, d’autres d’hypothyroïdie. Messieurs : d’impuissance, Mesdames : bouffées de chaleur, syndrome pré-menstruel, endométriose…. Et aussi, des problèmes de croissance, de rétention d’eau, ou encore de gros “coups de pompe”. Tous dépendants de notre système hormonal !

Que faire ?

Une surveillance attentive des déficiences hormonales permet d’optimiser sa vitalité et son bien-être. La prévention liée à la nutrition et à l’exercice doivent toujours passer au premier plan.

En naturopathie quand un problème hormonal est observé, les premiers conseils sont toujours des conseils d’hygiène de vie : faire de l’exercice en extérieur, se ressourcer, veiller à un bon sommeil, apprendre à gérer son stress, avoir des horaires réguliers… Et afin de corriger le terrain, veiller à maximiser son alimentation !

Les déficiences hormonales sont aussi fréquentes que les déficiences nutritionnelles… et sont bien souvent liées.

Attention : Quand on parle de maladies hormono-dépendantes, c’est qu’il y a déséquilibre pathologique, là il faut se faire accompagner par un professionnel qui pourra peut-être envisager une supplémentation la plus naturelle possible.

Attention à l’alimentation…

Il est souvent proposé, pour restaurer l’intégrité d’une glande fatiguée, d’associer aux repas des super-aliments (algues, produits de la ruche, graines germées…), ou des complexes de nutriments naturels (minéraux, vitamines, acides gras…) aux capacités étonnantes, et ceci avant même de parler de l’utilisation de plantes qui stimuleraient ou calmeraient la glande en détresse.

Les graines germées

Bien-sûr pour que ces bons nutriments servent les faiblesses glandulaires d’un organisme, il faut que celui-ci fonctionne au mieux, et soit capable de bien les assimiler. Les émonctoires principaux (foie et reins) doivent être drainés et soutenus en fonction des besoins. En effet, l’intestin doit être en bon état et avec une flore entretenue…

  • L’alimentation quotidienne sera de qualité et de saison, riche en fruits et légumes frais
  • Vous éviterez les aliments industriels et transformés, privilégierez la cuisine maison simple (crue, vapeur, wok…).
  •  Privilégiez les bons gras : olive et coco pour la cuisine, colza, noix… pour l’assaisonnement,
  • Une protéine simple par repas : œuf, viande blanche, poisson, coquillages et crustacés ou légumineuse…
  • Vous ferez attention aux phyto-œstrogènes comme le soja (lait, tofu, desserts…), qui a un effet anti-œstrogénique. Les organismes occidentaux ne sont pas génétiquement «équipés» pour en gérer des quantités quotidiennes…
  • Prenez plaisir à découvrir et utiliser les épices et les herbes fraîches
  • Choisissez les meilleurs glucides (à Index Glycémique bas) et en consommez peu : riz , pain et pâtes, et les farines les moins raffinées possible
  • Bannissez céréales industrielles, viennoiseries, biscuits
  • Terminez vos repas avec un carré de chocolat noir, ou une compote maison.
  • Faites des pauses-dégustation de bons thés verts pour le plaisir et leurs excellents antioxydants !

Vous l’aurez compris ces conseils alimentaires sont juste la base de la bonne santé, et si vous les trouvez généraux, c’est parce qu’il faut commencer par là pour espérer aller mieux. Assortis de quelques changements dans vos habitudes de vie, vous serez surpris des bienfaits qu’ils vous apportent, et peut-être de l’inutilité d’autres compléments (en considérant ainsi l’alimentation, on peut parler de micronutrition).

Attention aux perturbateurs endocriniens !

A propos d’équilibre endocrinien, ou hormonal (c’est la même chose), je ne peux faire l’impasse sur les perturbateurs endocriniens**. Nous sommes cernés : maison, voiture, vêtements, nourriture, etc… Je vous invite à la plus grande vigilance afin de ne pas vous rendre “malade” de votre environnement. Il s’agit de molécules de synthèse telles que les bisphénols, les phtalates, les pesticides, les métaux lourds, les retardateurs de flamme. Sachant cela, nous pouvons essayer de réduire autant que possible notre exposition, celle de nos proches et de nos enfants…

Les compléments alimentaires à la rescousse

teinture mère de ribes nigrum (cassis)

Oméga 3 provenantsdu krill

Je vous souhaite plus de zénitude, de naturel et de bons repas… pour un équilibre hormonal naturellement entretenu !


Martine Calvet, naturopathe.

*Homéostasie : phénomène par lequel un facteur clé (ex : la température) est maintenu autour d’une valeur bénéfique pour le système considéré, grâce à un processus de régulation. (Source : Wikipédia)

**Perturbateurs endocriniens : ce sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement des systèmes endocriniens et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants.

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