Quel est le rôle de vos émotions sur votre alimentation ? Vous êtes-vous déjà posé cette question ?

Tristesse, colère, bonheur, peur, fierté, surprise … sont autant d’émotions qui peuvent avoir un impact sur votre alimentation. Nos émotions au quotidien jouent un rôle déterminant dans notre façon de nous alimenter. L’être humain ne mange pas uniquement pour survivre ou faire fonctionner son organisme. La relation à la nourriture est bien plus complexe. Nous pouvons parler d’alimentation émotionnelle pour désigner le fait que nos émotions dictent notre comportement alimentaire.

 

L’alimentation rythme notre vie. Nous mangeons en moyenne 3 à 4 fois par jour et à chaque fois, il faut savoir que tous nos sens sont en éveil. Chacun de ses derniers, à leur manière, stimule notre appétit : la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe et le goût bien entendu, qui, tenez-vous bien, intervient en dernier dans tout ce processus.

Premièrement, notre pensée ou notre vue met notre système digestif en éveil, nous salivons avant même d’avoir le moindre aliment en bouche. Puis, notre odorat et l’ouïe interviennent. Ils nous permettent de visualiser, de comprendre et d’être tout disposé à consommer un aliment ou un plat. Le toucher peut entrer en éveil également, tout dépend du menu. Le fait de tenir un biscuit friable en mains ou sentir la texture et la consistance d’une fraise par exemple.
Dernièrement, vient l’étape finale de la mise en bouche où le sens du goût entre en scène. Nous percevons alors la saveur des aliments : salé, acide, amer ou sucré.

 

Puis-je réguler mes émotions par mes propres moyens sans que mon alimentation prenne le dessus ?

Ce que nous mangeons peut affecter nos émotions mais nos émotions jouent un rôle sur la façon dont nous nous alimentons au quotidien. Alimentation et émotions sont donc liées étroitement. Manger peut ainsi être une sorte de refuge, pour apaiser certaines émotions ou sensations négatives et positives.

 

Ce que nous mangeons suscitent diverses émotions.

Diverses émotions positives ou négatives peuvent intervenir lors de la consommation d’un aliment.
Par exemple le plaisir d’être accompagné pour un repas, la fierté d’avoir cuisiné pour votre famille ou le soulagement d’apaiser cette sensation de faim qui vous tiraille sont diverses émotions positives suscitées par l’alimentation.
A l’opposé nous ressentons de la peur lors de la consommation d’un aliment inconnu, la culpabilité de manger un aliment interdit ou le dégoût d’un aliment qui vous rappelle un mauvais souvenir font partie des émotions négatives souvent ressenties.

Certains états émotionnels peuvent influencer notre façon de manger !


Le stress, l’inquiétude, la colère, la tristesse, la fatigue sont diverses émotions qui peuvent être perçues plus ou moins intensément en fonction de la situation et de chaque individu.
Certaines émotions pourront vous pousser à consommer des aliments réconfortants, très sucrés, très salés, en quantité plus ou moins importantes et d’autres émotions pourront également vous couper l’appétit. Notre système hormonal joue un rôle dans notre relation à l’alimentation.
La dopamine est une neurohormone produite par l’hypothalamus. Elle est qualifiée comme l’hormone du plaisir. En effet, celle-ci est stimulée par le rire, l’exposition au soleil, la vue d’une belle chose, par le sport, le plaisir sexuel mais aussi par l’alimentation. Consommer des aliments qui vous rassurent ou qui sont bons permettrait de libérer la dopamine, l’hormone du bonheur et du bien-être.

Attention cependant à ne pas fuir vos émotions, même si celles-ci ont un impact sur votre alimentation. Les nier reviendra à augmenter votre frustration. Autant dans la fréquence de vos émotions que dans leur intensité.

régime et émotions

Exemple : L’interdiction alimentaire, régime restrictif ou certains comportements extrêmes.

Vous voulez perdre du poids ? Arrêter de consommer tel ou tel aliment par conviction ou par principe ? Sachez que plus l’interdiction est grande et difficile à tenir, plus votre attirance pour l’aliment en question ou l’alimentation en général sera grande. Vous entrez alors dans un cercle infini appelé la restriction cognitive.
Vous vous privez de quelque chose que vous aimez… Vous allez alors de façon consciente ou inconsciente avoir envie de cet aliment interdit ou mauvais pour la santé. A un moment, plus ou moins long en fonction de chaque individu, vous craquerez pour cet aliment interdit et en excès généralement : au lieu de consommer un carré de chocolat après votre café, vous consommerez la tablette devant la télévision. Vous déclencherez alors un sentiment de culpabilité. L’estime de vous ne cesse de diminuer à chaque échec et vous vous remettez plus ou moins rapidement au « régime » car vous n’aurez pas atteint votre objectif.
Si vous mangez en excès par émotion trop régulièrement, vous risquez de perturber vos sensations alimentaires et par conséquent vous risquerez de prendre ou perdre du poids.

 

Le but finalement est d’arriver à identifier vos besoins, à manger tout en suivant vos sensations alimentaires, en respectant votre faim et votre satiété. Il est important de manger tout en se faisant plaisir, de manger en pleine conscience pour être en bonne santé et se sentir bien !

 

LE BERRIGAUD Laureline, Diététicienne de L’Assiette Pensante

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