Etiquetage alimentaire : je fais le bon choix !

Décrypter l' étiquetage alimentaire

Aujourd’hui, la diversité des produits rend les choix plus cornéliens que jamais. Il est très difficile dans les rayons d’opter pour un produit meilleur qu’un autre. Nous vous donnons des clés simples et rapides pour améliorer vos choix en matière d’étiquetage alimentaire. Il n’est jamais trop tard pour apprendre à comprendre l’étiquetage nutritionnel et devenir acteur(trice) de votre santé !

Etiquetage alimentaire : quelques valeurs de base

L’étiquetage nutritionnel possède plusieurs éléments, certains obligatoires et d’autres facultatifs. Tout d’abord, sachez que de nombreuses règles régissent l’étiquetage alimentaire. Ce, afin que vous-même,  consommateur(trice), ne soyez pas induit(e) en erreur, que vos choix puissent être avertis. L’étiquetage se doit donc d’être clair et précis.

Pour commencer, abordons les mentions obligatoires :

Les mentions obligatoires

La dénomination de vente :

Premièrement, on appose sur le produit la dénomination de vente, qui doit définir le produit simplement et justement. La quantité nette du produit ainsi que sa DLC (date limite de consommation) et la DLUO (date limite d’utilisation optimale) sont obligatoires. Le numéro de lot, les coordonnées du fabricant ou encore l’origine du produit sont également des mentions que vous retrouverez sur vos emballages.

La liste des ingrédients :

Ensuite, la liste des ingrédients avec la présence d’allergènes est maintenant obligatoire. Nous l’aborderons en détails car c’est un élément clé pour parfaire ses choix alimentaires.

Le tableau des valeurs nutritionnelles :

Depuis peu, le tableau des valeurs nutritionnelles est aussi exigé. 7 éléments doivent y figurer :

  • La valeur calorique (indiquée en Kilocalories ou en Kilojoules)
  • Les lipides
  • Dont les acides gras saturés
  • Les glucides
  • Dont les sucres
  • Les protéines
  • Le sel

D’autres informations comme les fibres, les vitamines, minéraux…. Peuvent également y figurer. Tout comme la liste des ingrédients, ces éléments constituent de vrais atouts pour vous en vue d’une sélection avisée de vos achats.

Les mentions facultatives

Logo label AB européen

Côté facultatif, les logos bien connus comme AOP (appellation d’origine protégée), label rouge ou encore AB (agriculture biologique)sont facultatifs (Voir l’article : “Les labels Agriculture Biologique, comment ça marche ?”).

Ils offrent un gage de qualité, mais tous les produits ne sont pas obligatoirement tenus de respecter cette qualité. De même pour les allégations nutritionnelles et de santé, mentions facultatives également. Autre élément de l’étiquetage facultatif que nous aborderons en détail : le nutri-score. Un élément pratique, facile et accessible à tous.

Etiquetage alimentaire : quels éléments regarder en particulier ?

Quand on se penche sur la question de l’étiquetage alimentaire, trois éléments sont à regarder en priorité pour se faire une idée de la qualité nutritionnelle du produit : la liste des ingrédients, le nutri-score, et la quantité de sucres et de graisses saturées.

La liste des ingrédients

Etiquetage alimentaire : liste des ingrédients

Premier élément à regarder en premier quand vous vérifiez l’étiquetage alimentaire : la liste des ingrédients. Souvent apposée à l’arrière d’un produit, elle recense tous les composants présents dans le produit.

Il faut savoir que les ingrédients sont donnés par ordre décroissant de leur importance en poids et en volume. C’est-à-dire que le premier ingrédient de la liste sera celui présent en plus grande quantité dans le produit. Par exemple, si la liste des ingrédients commence par « eau » ou « sucre » alors que le produit fini est un parmentier de bœuf… Vous pouvez vous poser des questions !

Autre indication : plus la liste des ingrédients est longue, plus il y a de chance que le produit soit transformé. Des mots inconnus tels que glutamate monosodique, nitrite de sodium ou glucose-fructose indiquent que les produits possèdent de nombreux additifs alimentaires, colorants, émulsifiants, stabilisants, gélifiants, conservateurs… Bien évidemment, les produits bruts comme les fruits, les légumes, la viande ou le poisson ne possèdent pas de liste des ingrédients.

Le nutri-score

Etiquetage alimentaire : nutri-score

Ce logo, qui fait partie de l’étiquetage alimentaire, est apposé sur l’avant des emballages. Il nous informe sur la qualité nutritionnelle des produits. Pour mettre en place ce système de lecture nutritionnelle, les pouvoirs publics ont rassemblé des industriels, des consommateurs, des distributeurs et des scientifiques. Plusieurs étiquetages ont été proposés, mais le nutri-score a rencontré le plus de succès.

On le calcule en prenant en compte les nutriments et aliments à favoriser comme les fibres, les protéines, les fruits et légumes et les aliments à limiter comme le sucre, les acides gras saturés et le sel… Le classement est ensuite établi selon une échelle nutritionnelle allant de A à E, A étant attribué aux meilleurs produits et E aux moins bons.

Aujourd’hui, de nombreux industriels l’utilisent car ce système de lecture s’avère fiable, facile d’accès et rapidement analysable.

Ce logo vous permet de faire facilement et rapidement de meilleurs choix nutritionnels mais il oblige également les industriels à améliorer la qualité de leurs produits.

La quantité de sucres

Etiquetage alimentaire : quantité de sucres

Améliorer son alimentation passe forcément par une faire une petite guerre aux sucres simples. Pour cela, quand vous étudiez l’étiquetage alimentaire, il est recommandé d’analyser le tableau des valeurs nutritionnelles et plus précisément la sous-catégorie des « glucides » souvent appelée « dont sucres ». Mais encore faut-il savoir faire la différence. Il existe des sucres simples et complexes, d’autres présents à l’état naturel et d’autres ajoutés au produit fini.

Exemple (1) :

« Glucides » : 58g/100g
« Dont sucres » : 25g/100g

Cette mention veut dire qu’il y a 25g de sucre simple pour 100g de produit, soit 25% de sucre simple au total sur 58g de sucre total (complexes et simples). En équivalence, 25g de sucre correspond à 5 carrés de sucre de table.

Côté nutrition, il est vivement recommandé de limiter les produits sucrés à 10% des apports énergétiques totaux, ce qui n’est pas beaucoup. Ce produit à 25g de sucres serait déjà largement suffisant.

En outre, il est difficile de savoir si ces sucres sont bons ou mauvais, ajoutés ou non. Face à ce dilemme, la liste des ingrédients peut vous donner un indice. Si le mot sucre apparait en première ou deuxième place d’un produit n’en n’ayant pas l’attrait, il y a de fortes chances pour que le sucre de ce produit y soit ajouté.

Exemple (2) :

Composition yaourt nature

Prenons un laitage nature dont le tableau des valeurs nutritionnelles mentionne 5g de glucides dont 5g de sucres. Le sucre en question est du lactose naturellement présent dans le lait qui compose le yaourt. De plus, la liste des ingrédients indique « lait, ferments ».

Comparons ensuite ce yaourt à un yaourt aromatisé à la fraise dont l’étiquetage nutritionnel précise 15g de glucides sont 12g de sucres. Dans la liste des ingrédients nous pouvons y lire : lait, fraise, sucre. Vous savez alors que premièrement ce produit est plus sucré et deuxièmement qu’il n’est pas composé que de sucres naturels.

Quelles mentions peuvent m’alerter sur les sucres cachés ?

Voici les mentions qui révèlent la quantité de sucres qui peuvent être cachés :

  • Sucre
  • Sirop de glucose fructose
  • Saccharose
  • Glucose
  • Galactose
  • Maltose

Attention cependant aux produits que vous analysez. Regardez par exemple l’étiquetage nutritionnel d’un miel ou du sirop d’agave : la quantité de sucre s’avèrera forcément élevée, de par sa composition. La portion consommée devra alors être raisonnable mais il n’est pas à exclure de votre alimentation pour autant !

La quantité de graisses saturées

Etiquetage alimentaire : quantité de graisses

Côté nutrition, il faut également diminuer la quantité de graisses saturées et privilégier les graisses dites insaturées. Mais comment déchiffrer cela sur un étiquetage alimentaire ? Tout comme les sucres, il faut vous référer au tableau des valeurs nutritionnelles. Dans la grande catégorie « lipides » vous avez une petite sous-catégorie « dont saturées » c’est ici que figure la quantité de graisses saturées du produit, soit les graisses « mauvaises » pour la santé.

De la même façon que les sucres, la liste des ingrédients est un bel indicateur pour comprendre la provenance des graisses. Il n’existe pas de valeur particulière à ne pas dépasser mais la comparaison d’un produit avec un autre peut déjà être une solution pour choisir le moins riche en graisses saturées.

Pour plus de précisions, nous distinguons deux types de mauvaises graisses : les acides gras saturés et les acides gras trans. Les saturés se retrouvent dans les viandes grasses, les fromages, le beurre, la crème ou encore l’huile de palme et de coco. Les acides gras trans concernent plutôt les huiles végétales transformées et plus précisément hydrogénées.

Quelles mentions doivent m’alerter sur les graisses saturées ?

Dans la liste des graisses saturées, voici quelques mentions qui peuvent vous alerter :

  • Huiles hydrogénées,
  • Huiles végétales (sans précision),
  • Saindoux
  • Huile de palme
  • Matière grasse de palme …

Etiquetage alimentaire : pour finir, je regarde le produit dans son ensemble

Bien choisir ses aliments

Vous êtes intelligent(e) ! Faites vous confiance quant à vos choix en matière d’étiquetage alimentaire. Vous pouvez, premièrement, comparer un produit modifié avec une version originale. Pour cela, regardez notamment la liste des ingrédients et des valeurs nutritionnelles.

Mais avant tout choix, vous savez déterminer, au premier abord, si un produit est bon pour votre santé ou pas ! Ainsi, ne vous fiez pas aux allégations nutritionnelles ou aux allégations de santé. Un produit ayant pour mention « riche en magnésium » ou « pauvre en sucres » n’est pas forcément un produit « santé ». Cela ne veut pas dire qu’il ne respecte pas la règlementation européenne en terme d’étiquetage. Mais, à l’inverse, cela n’est pas forcément un gage de qualité.

Prenons par exemple un biscuit au chocolat « riche en magnésium ». Si pour faire le plein de magnésium il est nécessaire de manger 6 biscuits, est-ce vraiment un produit « santé » ?

De plus, pensez toujours qu’un produit pauvre en matières grasses sera probablement enrichi en sucre et inversement. En effet, un produit fade ne se vendrait pas, et les industriels le savent bien. Choisissez donc les produits classiques, qui offrent bien souvent une meilleure composition.

Vous avez maintenant 5 astuces simples et efficaces entre les mains pour améliorer vos choix alimentaires. Alors, n’oubliez pas vos lunettes la prochaine fois que vous ferez les courses !

LE BERRIGAUD Laureline, Diététicienne de l’Assiette Pensante