3 idées reçues sur le végétalisme

Idées reçues sur le végétalisme

Vous profitez du confinement pour remettre en question votre alimentation ? Il est vrai que cette période est tout à fait propice à l’introspection. On s’interroge en effet sur tout un tas de sujets qu’on délaisse habituellement, faute de temps … Voyons le positif de la situation ! Ainsi, c’est le moment, plus que jamais, de prendre soin de soi et de ceux que l’on aime…. Ce qui passe inévitablement par notre assiette. Je passe donc en revue, pour vous, les idées reçues sur le végétalisme, de quoi finir de vous convaincre de sauter le pas ! Non, devenir végétalien(ne), ce n’est pas risquer sa santé, ni même abandonner les plaisirs de la gastronomie. C’est même plutôt l’inverse !

Le végétalisme serait synonyme de carences en tous genres

Pourquoi cette idée reçue ? Peut-être, comme moi, avez-vous été élevé(e) avec l’idée qu’il faut finir sa viande pour être en bonne santé ? Ou que le lait était bon pour nos os ? D’ailleurs, ces idées sont toujours martelées dans les publicités aujourd’hui. Et, c’est bien connu, si la télé le dit … C’est que ce n’est (peut-être) pas vrai ? De nombreuses études ont été faites, en France et ailleurs, au sujet de l’impact de la consommation de lait sur les populations*.

Lait & Ostéoporose

Ainsi, il apparaît qu’une corrélation existe entre le taux d’ostéoporose et la consommation de lait : plus on boit de lait animal (sous toutes ses formes), plus on est exposé au risque de développer cette maladie. La raison en est simple : en effet, le lait acidifie notre organisme (comme la plupart des produits animaux).

Or, quand le PH de l’organisme est acide, celui-ci puise dans ses minéraux pour tendre vers un PH alcalin : parmi ces minéraux figure le calcium. Depuis des décennies, des professeurs, naturopathes, médecins tirent la sonnette d’alarme sur les méfaits de la consommation de lait. Mais ceux-ci restent minoritaires et noyés dans le discours ambiant qui est d’inciter à consommer les protéines laitières.

Protéines animales vs Protéines végétales

Végétalisme : burgers végétaux

Quid des protéines animales ? Pourquoi sont-elles les seules à trouver grâce aux yeux de bon nombre de nutritionnistes alors que le règne végétal regorge de protéines ? L’organisme a la capacité de profiter pleinement des protéines végétales, contrairement à ce que l’on entend souvent : les protéines contenues dans les végétaux présentent la même biodisponibilité… Et notre corps les assimile de la même façon !

En outre, elles contiennent toutes les acides aminés dits essentiels, dans des proportions plus ou moins variées. Bonne nouvelle, une étude de 2016 démontre même que « plus on augmente la proportion de protéines végétales dans l’alimentation, plus on arrive à diminuer [le risque] des maladies cardio-vasculaires. »**.

Pour résumer, oui les protéines d’origine animale ont un intérêt nutritionnel, mais celui-ci existe également dans le règne végétal. De plus, la surconsommation de protéines animales est associée à un certain nombre de maladies (cancer du côlon, risque cardio-vasculaire, cholestérol…). Les protéines végétales ont donc tout bon !

Etre végétalien, c’est se priver de tout dans l’assiette ?

Je parle ici de végétalisme, comprenez l’alimentation dépourvue de produits d’origine animale, soit :

  • La chair animale (la viande blanche ou rouge, le poisson, les coquillages et les crustacés),
  • Les produits laitiers (yaourts, lait, fromages, crème),
  • Mais aussi, les produits de la ruche (miel, propolis…),
  • Et enfin, la gélatine.

Le PNNS (Plan National Nutrition Santé), tel qu’il est conçu, nous donne effectivement l’impression que sans ces produits … il ne reste plus que les fruits et les légumes. Ceci est bien évidemment faux ! La pyramide alimentaire végétale n’a rien d’une privation ; elle offre en effet la possibilité de découvrir tout un pan de la gastronomie qui reste aujourd’hui méconnu. Laissez-vous tenter… Et profitez ainsi du temps qui nous est donné pour vous initier à la cuisine végétale : colorée, savoureuse, surprenante !

Végétalisme et vie sociale : le mariage impossible ?

Fraises

Vous craignez d’être montré(e) du doigt par vos amis, votre famille, vos collègues ? Mon conseil ? Assumez votre engagement. Faire le choix d’une alimentation plus saine et plus éthique ne doit pas vous faire rougir, au contraire !

Ainsi, ayez une attitude empreinte de justesse : ne tombez ni dans la justification (vous n’êtes coupable de rien) ni dans l’agressivité (si les gens ne comprennent pas, cela devient leur problème, pas le vôtre). Proposez plutôt, pour celles et ceux qui le souhaitent, un échange bienveillant. Et pourquoi pas autour d’une tasse de thé et de quelques biscuits (véganes, bien sûr) ?

Prenez soin de vous !

Stéphanie, Consultante & Formatrice Culinaire chez La Véganista

*Source : Documentaire La santé dans l’assiette
**Source : Interview du Dr Jérôme Bernard-Pellet Iamvegan.tv