Cuisiner pour prendre soin de soi

Cuisiner pour prendre soin de soi

Préparer le repas ? Éplucher les légumes ? … « Pas le temps, pas l’envie » de cuisiner diront peut-être certain(e)s… Et pourtant, préparer soi-même le repas et éviter de consommer des plats préparés, c’est un choix gagnant ! Et ce, pour plusieurs raisons :

Cuisiner pour se re-connecter à son alimentation

Manger, se nourrir, s’alimenter n’est pas un acte anodin. En effet, c’est un acte de bienveillance envers soi-même : on prend soin de sa santé et surtout de sa vitalité. Il ne faut pas oublier que les aliments que nous ingérons, en se dégradant dans l’organisme, aident à construire les nouvelles cellules. Régénérer ses cellules internes en faisant le choix du fast-food-soda-crème glacée n’est pas vraiment un choix judicieux, si ? De même, ouvrir l’emballage d’un plat préparé et le faire réchauffer au micro-ondes nous déconnecte de notre assiette.

Au contraire, prendre le temps de faire ses courses, choisir, sentir les produits frais, imaginer les plats qu’on préparera en s’inspirant de ce que la Nature nous donne… Cela fait sens ! S’impliquer dans les courses, l’épluchage des légumes, les voir dorer dans la poêle, confectionner la sauce maison… Permet en effet de mobiliser tous nos sens et de nous maintenir en conscience dans l’acte de se nourrir.

Toucher la patate douce à la peau rugueuse, le navet tout rond, sentir les vapeurs qui s’échappent de la casserole… Entendre crépiter l’oignon dans la poêle, voir le caramel se former peu à peu sur le feu, goûter la béchamel et décider d’ajouter une pincée de sel… Voilà ce que j’appelle cuisiner en conscience : être présent(e), ici et maintenant (Voir l’article : “L’Art de manger en pleine conscience”).

S’assurer de la composition du plat

Les plats préparés, peut-être davantage que les autres produits, doivent faire l’objet de toute notre attention. En effet, pour des raisons de conservation, ceux-ci contiennent la plupart du temps du sel, du sucre et d’autres additifs alimentaires qu’il convient d’identifier. S’ils présentent l’avantage du gain de temps, ils ne doivent donc pas être présents quotidiennement sur nos tables !

De plus, pour les personnes allergiques ou intolérantes, la vigilance doit être double. En effet, les allergènes « classiques » se retrouvent fréquemment dans les produits industriels. Par exemple, le lactose ou la poudre de lactosérum (comme dans les chips), le dextrose de blé… Les personnes souhaitant adopter une alimentation sans GLO (Gluten-Lait-Œufs) et les véganes notamment, devront donc veiller à la composition des produits déjà préparés.

Cuisiner pour optimiser son budget 

Cuisiner soi-même pour faire des économies

D’un point de vue très pragmatique, cuisiner soi-même permet d’économiser sur son budget. Prenons par exemple les boissons végétales préparées maison avec le très bel outil qu’est le Chufamix. Il faut compter environ 0,60€ le litre de lait de coco contre 3€ environ si l’on décide de l’acheter en brique (Voir l’article : “DIY : Faire ses boissons végétales”) !

Pressoir pour boissons végétales, Vegan Milker by Chufamix

Nous pourrions aussi dupliquer cette comparaison avec le coût de revient des confitures préparées à la maison (des fruits frais, du sucre de qualité et un peu de jus de citron) versus le pot de confiture « industrielle ».

Bien sûr, les produits préparés ont leurs avantages : rapidité, praticité. Nous avons aussi l’envie de soutenir nos marques préférées, celles qui s’impliquent pour une meilleure alimentation et une plus grande éthique.

Devenir apprenti écolo’

Cuisiner pour se sensibiliser à l'écologie

Enfin, opter pour la home made attitude, c’est faire le choix de réduire les emballages. Mais aussi, pourquoi pas, tendre vers la philosophie du zéro déchet. Une façon de privilégier, autant que possible, les achats en vrac pour des produits bruts et moins transformés.

Lot de 15 sacs à vrac, Greenweez

Préparer ses légumes et ses fruits, c’est également récupérer et gérer des déchets verts (épluchures, pépins, pulpe de l’extracteur de jus…). Déchets qu’on aura alors à cœur de redonner à la Terre : tiens, si on faisait du compost (Voir l’article : “Mon compost eezy, de l’appartement au jardin !”)?

Composteur en bois Lombrihogart, Multihuerto

On peut aussi décider de limiter les pertes et devenir créatif(ve) en cuisine ! Trouver des recettes pour préparer amoureusement les fanes (de radis, de carottes), transformer la pulpe des fruits en préparation pour gâteaux, faire son propre bouillon de légumes (Voir l’article : “3 recettes anti-gaspi à la saveur de l’automne”)…

Bref, vous l’aurez compris, le « fait maison » a tout bon : pour votre santé, votre porte-monnaie et… Notre belle planète que nous devons tous préserver !

Claire C.