Qu’est-ce qui m’empêche de perdre du poids ?

Ce qui m'empêche de perdre du poids

Vous avez tendance au surpoids, faites des efforts pour le limiter et pourtant… Malgré toutes vos tentatives, vous n’arrivez pas à perdre du poids ? Ne désespérez pas, il vous suffit peut-être simplement de changer d’approche pour enfin vous délester en douceur et durablement des quelques kilos qui vous gênent. Notez par ailleurs que prendre du poids est peut-être plus difficile encore pour les personnes maigres. Or, les raisons en sont très proches, les solutions aussi… Donc, si vous avez tendance à la maigreur, ces quelques conseils peuvent vous aider. Avant de découvrir les obstacles majeurs à notre perte de poids et les solutions qui peuvent nous accompagner, voyons un peu les quelques fausses bonnes idées qui peuvent nous traverser sur ce chemin :

Perdre du poids : ces fausses bonnes idées…

Dans nos tentatives pour perdre du poids, nous essayons d’impulser un changement. En soi, c’est une très bonne chose. Et pourtant… Ce qui peut paraître de prime abord comme une bonne idée n’en est pas toujours. Florilège :

  • Vous rentrez de vacances, vous vous sentez reposé(e), vous n’avez mangé que des salades et vous êtes privé(e) de glaces, mais… Vous n’avez pas perdu de poids !
  • Peut-être aussi que vous vous mettez au sport sérieusement, voire sévèrement, avec les compléments protéinés «adaptés»… Mais que l’effort que vous vous exigez de vous-même ne vous correspond pas. Heureusement, vous abandonnez rapidement.
  • Au printemps, vous vous mettez au régime après une détox, comptez les calories, vous privez en conscience de sodas, autre junk-food et plats industriels, allez sur des forums, utilisez des crèmes amincissantes… Puis, vous vous en fatiguez, sans résultat probant, car vous reprenez très vite le peu de kilos perdus.
  • Vous vous mettez au yoga, devenez vegan, lisez, faites même un jeûne avec un groupe où vous êtes accompagné(e) et faites de la randonnée… Vous vous sentez bien, perdez un peu, et… Vous entendez parler de Naturopathie ! Mais, une fois rentré(e) chez vous, vos bonne vieilles habitudes vous rattrapent, et vous avez du mal à continuer à suivre les conseils d’hygiène de vie qui vous ont plu là-bas.

…Bref, perdre du poids, c’est difficile, oui ! Bien des causes peuvent vous empêcher de maigrir, parfois liées à l’alimentation, parfois non. Les nutritionnistes et naturopathes cherchent en général à adapter vos habitudes alimentaires, vos habitudes de vie… Afin d’améliorer votre santé et vous accompagner vers une perte de poids durable, sans vous priver de plaisir et en connaissance de vos valeurs.

L’inflammation, obstacle majeur pour perdre du poids

Le comportement alimentaire est à la fois enraciné dans la biologie et dans la psychologie. Par conséquent, les programmes de changement trouvent souvent des obstacles, et l’accompagnement pour perdre du poids doit être très individualisé. Je ne développerai pas ici les conseils d’hygiène alimentaire et physiologique qui sont la base d’une bonne santé, car je les ai déjà développés dans des articles précédents :

Je parlerai plutôt du dysfonctionnement majeur qui fait barrière et qui s’est installé, probablement à la prise de poids :

Le terrain inflammatoire

A la prise de poids, le stockage de la graisse dans les adipocytes (cellules graisseuses normales) les a hypertrophiés, entraînant une perturbation de leur biologie. Cette anomalie appelle alors une intervention du système immunitaire. Ainsi, les globules blancs, comme ils le feraient pour se défendre contre un intrus, un virus, une blessure… Provoquent «un combat». Cette inflammation (le tissu adipeux étant présent sous la peau mais aussi autour des organes) s’étend alors, et perdure si elle ne trouve pas d’issue. Souvent même, elle devient chronique.

Une inflammation ainsi installée dans un organisme est comme une braise sous la cendre, prête à enflammer tout terrain présentant des conditions favorables… Elle peut ainsi mener à des maladies cardio-vasculaires, à un diabète de type 2, à une inflammation hépatique (stéatose ou NASH) ou autres fibroses. Elle peut également réveiller d’autres inflammations (articulaires…) et entraîner de grandes fatigues. Pour sortir de ce cercle infernal, et enfin perdre du poids, il nous faut donc calmer ce terrain inflammatoire !

Mon alimentation anti-inflammatoire

régime méditerranéen

L’alimentation anti-inflammatoire est riche en fruits, légumes, légumineuses, épices et aromates, connus pour leurs divers anti-oxydants. Elle peut ainsi s’inspirer de l’alimentation méditerranéenne traditionnelle, ou du régime Okinawa.

Sucres lents ou rapides ?

Par ailleurs, l’alimentation anti-inflammatoire est pauvre en sucres rapides, lesquels stimulent la montée de l’insuline, et provoquent la faim avant l’heure… L’insuline, entre autres, facilite l’entrée des triglycérides (sucres transformés par le foie en graisse) dans les cellules graisseuses, et alimente donc l’inflammation.

Attention : le fructose, qui a remplacé le sucre dans les produits industriels (pas celui des fruits) est un facteur majeur de surpoids.

Bonnes ou mauvaises graisses ?

L’alimentation anti-inflammatoire contrôle également les mauvaises graisses, ou acides gras saturés, qui sont néfastes. On les trouve dans les viandes, produits laitiers surtout de vache, huile de palme… Or, ces acides gras saturés ralentissent le métabolisme, ne donnent que peu d’énergie et bloquent la production des acides gras Oméga-3, insaturés, qui sont à l’inverse d’excellents anti-inflammatoires.

La part des produits animaux doit donc être raisonnable et de qualité choisie. Ainsi, ceux-ci ne doivent pas être issus de l’élevage intensif, qui contiennent plus de perturbateurs endocriniens stockés dans leur gras. En effet, les perturbateurs endocriniens sont maintenant officiellement qualifiés d’obésogènes !

La diminution de protéines animales diminue de fait l’apport de certains de ses acides aminés qui sont pro-inflammatoire et de plus empêchent le passage du tryptophane dans le cerveau, diminuant ainsi la sérotonine. Et, grâce à cette diminution, nous avons moins de compulsions alimentaires, d’altération de l’humeur, et de besoin de compensation.

Huile de colza, Greenweez

A l’inverse, l’alimentation anti-inflammatoire privilégie les bonnes graisses, végétales (huiles végétales comme l’huile d’olive, de colza, de noix, de lin…) et à utiliser crues. En effet, leur transformation les dégrade en acides gras-trans que notre organisme ne reconnaît pas, donc pro-inflammatoires et empêchant l’utilisation des Oméga-3. Elle apprécie également les Oméga-3 des poissons, mais il est tellement difficile de trouver un produit sûr… !

Attention : méfiez-vous donc des margarines, viennoiseries, pizzas, fritures, biscuits…

Quid du gluten ?

L’alimentation anti-inflammatoire nous emmène vers les céréales sans gluten. En effet, celui-ci provoque chez beaucoup l’augmentation de la perméabilité intestinale… Et donc un état inflammatoire favorisant l’obésité. Préférons plutôt le riz, quinoa, sarrasin ou millet, choisis complets ou semi-complets. Ainsi tout aliment agressant la muqueuse, donc la flore intestinale est à contrôler : le café, les sodas, l’alcool et tous les additifs, conservateurs et édulcorants de synthèse… Car ils sont pro-inflammatoires.

Perdre du poids : Quinoa tricolore, Greenweez

Enfin, rappelez-vous que les polluants sont solubles dans les graisses qui ainsi les fixent… Mangez donc le plus naturel possible !

Vous pouvez remarquer que ces conseils sont des conseils d’alimentation saine… Si vous les suivez, vous allez rééquilibrer votre terrain et ainsi casser le cercle vicieux de l’inflammation. Les cellules graisseuses vont pouvoir être drainées, car une telle alimentation ne peut vous faire grossir si le terrain est corrigé.

Les autres causes de ma difficulté à
perdre du poids

perdre du poids

La flore intestinale

La diversité du microbiote est réduite quand nous sommes en surpoids. En effet, elle est très orientée vers le traitement des protéines animales et le stockage du gras, donc inflammatoire.

Kimchi intense, Completeorganics

L’alimentation anti-inflammatoire, aidée par un complément probiotique orienté et des aliments fermentés bien assimilables (choucroute, kimchi, sauce soja, kéfir, kombucha…), va enrichir de leurs micro-organismes bénéfiques notre flore intestinale. Celle-ci remplira donc mieux ses fonctions, notamment celles d’assimilation et de protection… Et nous accompagnera donc pour perdre du poids.

Les associations alimentaires

Des repas trop sophistiqués rendent la digestion longue, fatigante, et empêchent l’assimilation des bons nutriments de vos aliments. Mangez plutôt une seule protéine par repas (viande, poisson, œufs, légumineuse, fromage…), et une seule céréale à la fois (riz, quinoa, sarrasin, petit épeautre…).

Lentilles, Greenweez

Sachez par ailleurs que certains aliments sont incompatibles car ils ne se digèrent pas de la même façon. Il y a donc concurrence dans le tube digestif, et ainsi fermentation, destruction de nutriments, inconfort digestif, stockage et prise de poids. De plus, la fermentation provoque une faim mécanique qu’il est difficile de contenir.

Pour perdre du poids, simplifiez donc vos repas :

  • Ne consommez pas de protéines avec des glucides, qu’ils soient lents ou rapides (exit le steak-frite ou le tajine aux pruneaux…).
  • Sachez que les céréales sont compatibles aux graisses et que les légumes verts, quant à eux, s’associent à peu près avec tout (vive les risottos de légumes au parmesan… !).
  • Les fruits crus, en revanche, se mangent seuls toute digestion terminée (petit déjeuner de fruits uniquement, par exemple).
  • Enfin, consommez les glucides lents le soir (pour la fabrication de la sérotonine), mais jamais de viandes, qui produisent l’effet inverse.

La satiété ?

satiété faim

Si vous craignez la faim, vous pouvez vous consoler avec de bonnes quantités de légumes… Pour accompagner soit vos protéines, soit vos céréales ou féculents. Au petit déjeuner ou comme en-cas, régalez-vous donc de jolis paniers de fruits frais de saison ! Et surtout, prenez le temps. Installez vous dans un endroit calme, la satiété arrive au bout de 20mn (c’est scientifiquement reconnu).

Mâcher suffisamment permet par ailleurs d’apporter plus d’enzymes salivaires, et de rendre la digestion plus facile. Cela vous offre donc de profiter plus de vos bons nutriments et de moins stocker. Alors mangez en conscience, avec goût et gratitude. Et terminez votre repas par un carré de chocolat bien noir, à laisser fondre, pour la douceur, la récompense et le magnésium !

Le stress !

Le stress chronique présent chez la plupart d’entre nous a des effets néfastes évidents sur notre taille. Le fautif, c’est le Cortisol. En effet, cette hormone, libérée en excès, influe sur la production de l’insuline et de diverses enzymes. Cela provoque alors une appétence pour le gras, le sucre, l’alcool… Et favorise le stockage des graisses.

Il a, bien sûr, un gros impact sur la dérégulation endocrinienne (tout ce qui est hormonal) et ainsi sur l’humeur, et favorise le terrain inflammatoire. Il est donc urgent de resynchroniser votre horloge interne et de retrouver un sommeil réparateur ! Pensez pour cela aux pratiques douces (yoga – cohérence cardiaque – marche méditative – massages…).

Chocolat noir 85%, Vivani

Sachez aussi que le sucre – tout comme l’alcool – a cet effet pervers d’aider le tryptophane à passer la barrière du cerveau, et donc a créer de la détente. Ne vous laissez pas aller à ces consolations perverses et choisissez un fruit, un thé vert ou un carré de chocolat noir (75% minimum).

L’exercice, une solution pour
perdre du poids ?

faire du sport pour perdre du poids

Nous savons que l’excès de masse grasse brûle le muscle. Pour inverser le processus, il faut donc regagner de la masse musculaire tout en perdant du poids… L’activité physique en est le facteur majeur, ce qui explique qu’en l’absence d’une remise en mouvement quotidienne – soit, d’une dépense énergétique -, la perte de poids s’arrête et les régimes échouent !

En début de programme de changement, un exercice physique suffisamment intense permettra le développement des muscles tout en brûlant des graisses. Il nous faut en effet déclencher le processus de déstockage afin de perdre du poids.

30 mn par jour (course à pied, vélo, marche rapide, natation…) suffisent si en parallèle l’activité spontanée (modérée) du quotidien (marche, escaliers, jardinage, courses et ménage…) est de au moins 1 h. Le bien-être éprouvé : respiration, circulation, sommeil… dynamisera votre organisme et vous aidera dans la motivation. Je vous conseille l’exercice en plein air, beaucoup plus vitalogène.

Les compléments alimentaires, une autre solution ?

Compléments alimentaires pour perdre du poids

Les compléments alimentaires peuvent également vous aider à perdre du poids. Mais chaque individu étant différent, on conseillera selon les besoins :

  • Du Magnésium ( dernière génération s’il vous plait!)
  • Des Oméga 3
  • De la Vitamine D3 : 4000UI/j sauf l’été au soleil.
  • Des Vitamines B (pensez à la levure de bière…)
  • Du Zinc pour aider à fabriquer du muscle.
  • Du Chrome qui normalise l’insuline,
  • De la coenzyme Q10, qui est antioxydante et permet de diminuer la glycémie.
  • Du Fer : contrôlez-le pour ne pas rester en carence, il y va de votre vitalité. Comblez avec de la Spiruline + Vitamine C.
  • Du Griffonia Simplicifolia, qui apporte un précurseur de la sérotonine et régule l’appétit.

Le facteur environnemental (origine, milieu familial, coutumes professionnelles…), soit, l’influence du groupe social, a un gros impact. Or, nous savons bien qu’il est illusoire de vouloir orienter favorablement et durablement les automatismes comportementaux par le contrôle.

Alors, je fais confiance à l’intelligence naturelle de la personne en demande. Je la soutiens donc en lui apportant un contexte favorable par des conseils : alimentation naturelle, activité physique, sommeil, détente, complémentation… Il est possible d’accompagner tout le monde. Par contre, s certains auront plus de difficultés et des conseils plus spécifiques en cas de problèmes hormonaux déjà ancrés, de prise de certains médicaments…

L’accompagnement au changement doit être de l’ordre du coaching, et ainsi aider à
développer :

  • L’intention sans s’opposer aux ressentis émotionnels.
  • La capacité à prendre du plaisir en se nourrissant : choix des aliments, de leur origine, cadre du repas…
  • Et enfin, l’habitude de vraiment prendre soin de soi.

Et j’ose vous dire, Bon Appétit !

Martine Calvet – Naturopathe