Le lait, bon ou mauvais ?

lait et calcium

Besoin de calcium… voilà l’argument, qui se veut inattaquable, largement utilisé par les vendeurs de lait !

Quels sont nos besoins en calcium ?

Le calcium est un minéral essentiel dans la construction et le métabolisme des os, à hauteur de 90%. En quantité plus infime, il est indispensable à la conduction nerveuse, au fonctionnement musculaire, à la coagulation du sang, à la gestion des hormones (insuline…) et plus généralement à la bonne communication cellulaire.

La complémentation est rarement utile car une alimentation consciente et bien menée peut fournir les doses nécessaires, à condition que ce calcium arrive à destination.

Le lait est-il une réponse ?

Dans notre culture quand nous parlons de lait (sans précision), il s’agit généralement de lait de vache.

N’oublions pas cependant que le lait spécifique de l’humain est le lait de sa mère, comme le lait spécifique du veau est le lait de vache.

Un lait contient l’information de croissance, de régulation hormonale et immunitaire du petit de son espèce. (exemple pour le veau : peser 600kg à 6 mois)

A propos du calcium

Oui, il y a du calcium dans le lait de vache, dosé et programmé pour les besoins du veau, mais pas adapté à notre espèce.

L’humain qui consomme ce lait se trouve avec une quantité de sels minéraux (de calcium) circulant dans son sang, bien trop importante… ils devront être éliminés, mais seront souvent accumulés dans des tissus organiques entraînant kystes, calculs, becs de perroquet…

Autres composants

Dans le lait, on trouve aussi du phosphore, les 2 entrent en conflit au niveau de leur absorption, ce calcium est donc difficilement assimilable. De plus, le phosphore nuit à l’assimilation du magnésium, et fatigue les reins. Ainsi boire du lait animal acidifie votre organisme.

Le lait de vache contient des graisses saturées très difficiles à digérer, fatigant le foie, et ayant une propension à favoriser la prolifération des germes pathogènes dans le milieu intestinal, le surpoids, les risques cardio-vasculaires…

Pour bien digérer le lait

La majeure partie des enfants qui ont bu du lait de vache, (parfois après une adaptation difficile : diarrhées, eczéma…), arrive à le digérer jusqu’à 3 ans, car jusqu’à cet âge, ils synthétisent une enzyme : la lactase.

Après, une grande partie de la population devient «lactase non persistante» (selon des sources scientifiques, autour de 70% à l’age adulte), et perd son aptitude à digérer le lactose, ce qui se traduit par plus ou moins de gaz, diarrhées, ballonnements, douleurs. La flore intestinale s’endommage, ce qui va provoquer une porosité intestinale.

(Notons qu’il existe une grande disparité géographique, les populations d’Europe du Nord sont par exemple plus «lactase persistantes» que les peuples méditerranéens et beaucoup plus que les asiatiques)

Il y a parfois des allergies et/ou des intolérances, en tout cas un terrain inflammatoire qui s’installe petit à petit. Il s’exprimera peut-être à bas bruit par des colites, mais pourra accentuer une acné juvénile, ou des douleurs ostéo-articulaires chez des plus âgés…

Là, on pense rarement à supprimer la cause, et on cherche en général à soulager le symptôme. Essayez donc d’arrêter tout produit laitier pendant quelques semaines… c’est le meilleur test !

Où trouver du calcium ?

Il y a de nombreuses alternatives végétales qui sont plus facilement assimilables, et de qui apportent des minéraux basiques. Si vous tenez à trouver du calcium dans un produit liquide, essayez les boissons végétales. L’amande ou le riz sont de bonnes alternatives pour les enfants.

En cuisine, vous en trouverez dans :

  • les boissons d’amande, de coco, de soja,
  • légumes vert : choux verts, brocolis, épinards, oignons, navets…
  • légumineuses : haricots blancs, rouges, lentilles, pois chiche
  • herbes aromatiques : persil, basilic, thym, etc.
  • les algues : kombu, wakamé,
  • oléagineux : amandes, noix, pistaches, sésame,
  • le chocolat noir,
  • les fruits : figues et oranges sont intéressantes.

Tous sont intéressants pour leur apport en Calcium assimilable. Lâchons l’injonction rabâchée depuis des décennies par les autorités de santé en France : « Mangez des produits laitiers pour avoir un bon taux de calcium et des os solides !»

Pour bien assimiler le calcium

On sait maintenant que la vitamine D est indispensable pour fixer le Calcium. Les rayons du soleil permettent à notre peau de la synthétiser. Cependant, nous savons maintenant que de novembre à fin mars, une complémentation est indispensable sous nos latitudes… Prévoyez pour un adulte : minimum 1000UI/jour.

Vitamine D3 végétale

On trouve facilement de la vitamine D naturelle (D3) issue de la lanoline (graisse de la laine des moutons), ou d’algues ou de sarrasin germé.

Dans le cas des personnes âgées en particulier, il faut aussi prévoir une complémentation en vitamine K (K2 en naturel). Ainsi, le calcium est dirigé vers le métabolisme osseux et n’encrasse ni la circulation sanguine ni les vaisseaux.

Vitamine K2

Le Magnésium est aussi nécessaire à la bonne santé des os et des dents. Or, dans nos vies modernes, les différents stress acidifient nos organismes, le poussant à surconsommer, et épuisent nos réserves. Il est conseillé de privilégier une alimentation riche en Magnésium, voire de se complémenter. Le calcium entre autres, sera mieux absorbé.

Les personnes souffrant d’ostéoporose, donc d’une forme de déminéralisation, ont une trame osseuse très dégradée qui fait que le calcium ne peut s’y fixer. Un excès de calcium est donc indésirable et peut être dangereux.

Plus généralement pour ne pas risquer la déminéralisation, et donc favoriser l’équilibre harmonieux du Calcium avec les autres nutriments, il faudra favoriser une alimentation saine et naturelle, riche en produits végétaux variés de saison.

Il faut également favoriser l’exercice physique et la bonne oxygénation, ainsi la fabrication et le renouvellement des cellules osseuses sera encouragé.

Le lait, à consommer ou pas ?

Nous sommes dans un pays où la consommation laitière et surtout fromagère fait partie de la culture… Reconnaissons que les produits laitiers ne sont pas des poisons, peut-être faut-il juste les aborder autrement. En faire plutôt une gourmandise qu’une habitude quotidienne, en consommer peu mais du très bon, et le considérer comme une protéine à part entière… Et si possible, consommez plutôt les produits de chèvre ou de brebis à ceux de vache, sous forme de yaourt ou fromage.

Martine Calvet, naturopathe

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