Règles au naturel : idées reçues et solutions

bien vivre ses règles au naturel

Comment vivre nos règles au naturel en adoptant un comportement écolo, en voilà une bonne question ! Ceci dit, il y a ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas, ce qu’on croit savoir et ce qu’on voudrait faire mais qu’on ne fait pas, donc vous me connaissez un peu maintenant, mon but est de vous faire passer à l’action… Alors, débroussaillons !

1/ Pourquoi abandonner les protections menstruelles classiques ?

Il y a 3 très bonnes raisons pour cela :

Elles sont mauvaises pour notre santé

En 2018, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a rendu un rapport alarmant au sujet de la composition des serviettes hygiéniques jetables et des tampons.

Non seulement on y découvre qu’ils contiennent des pesticides interdits dans l’Union Européenne (dont le fameux glyphosate, on est heureuses d’avoir ça dans notre culotte, hein ?), mais aussi un bon nombre de perturbateurs endocriniens.

Mais le PIRE, c’est qu’on ne peut même pas tout savoir précisément au sujet de ces compositions, tout simplement parce que les fabricants n’ont aucune obligation légale de les indiquer !

Elles sont mauvaises pour l’environnement

Forcément, entre leur production massive, leur acheminement et leur utilisation par des millions de femmes, elles représentent des tonnes de déchets chaque année et beaucoup de ressources.

Elles coûtent cher

Comme tout produit jetable à usage unique, si on se tourne vers ce genre de produits, c’est un coût que nous devons supporter tous les mois.

Et cela, les industriels l’ont bien compris : d’après un article de Courrier International paru en 2016, le marché des protections hygiéniques était alors de 30 milliards de dollars.

2/ Quelles alternatives ?

Heureusement pour nous, il existe actuellement plusieurs alternatives et il est facile de se passer de ces protections qui étaient incontournables pour les femmes il y a encore quelques années !

Les serviettes hygiéniques lavables :

Les serviettes hygiéniques lavables se présentent comme leurs homologues jetables, mais elles sont réutilisables à l’infini. Dans certaines, on peut placer un ou 2 inserts en fonction de son flux. Il suffit de les rincer à l’eau froide après utilisation puis de les laver en machine avec le reste du linge.

Les culottes menstruelles :

La révolution de ma vie de cette dernière année ! Ce sont des culottes avec dans le fond une partie absorbante. Franchement, je vais être honnête : au début je ne croyais pas à leur capacité d’absorption, surtout pour les flux abondants. Eh bien j’ai été bluffée ! En plus, c’est le confort absolu.

Comme pour les serviettes lavables, il suffit de les rincer à l’eau froide puis de les laver en machine avec le reste du linge.

La cup

Aussi appelée coupe menstruelle, il s’agit d’une coupe en silicone médicale à insérer dans son vagin de la même manière qu’un tampon. Nous n’avons plus ensuite qu’à vider le sang 2 ou 3 fois dans la journée. Important : il faut la stériliser en début et fin de cycle.

L’éponge menstruelle :

Il s’agit d’une éponge naturelle ou synthétique à insérer dans le vagin comme un tampon également. Ce dispositif est moins répandu, mais peut être à étudier.

Les serviettes et tampons jetables en coton bio :

Ces serviettes et tampons ne contiennent en effet pas les fameux produits toxiques présents chez leurs homologues classiques notamment du fait du blanchiment et du parfum.

3/ Règles au naturel : tordons le cou aux petites difficultés !

Lorsque j’aborde ces sujets en conférences ou dans mes différents articles, ce sont souvent les mêmes freins qui reviennent et qui empêchent certaines femmes de sauter le pas de l’utilisation de protections naturelles :

« C’est sale ! »

Eh oui ! Pour beaucoup de femmes, être en contact avec leur sang menstruel est quelque chose qui les rend mal à l’aise. Certaines trouvent dégoûtant de vider le sang de leur cup ou de rincer leurs culottes.

Tout d’abord, je ne les brusque jamais avec cela. Il faut dire que nous avons derrière nous un certain nombre d’années, de décennies, de siècles même, d’image des règles comme étant quelque chose de sale et de tabou.

J’essaie simplement de leur expliquer que le sang de leurs règles est naturel et qu’il n’a ni à être sale, ni à être propre. Il fait partie de notre corps, c’est tout !

Je leur fais également remarquer que pour ma part, c’est le plastique enrobé de produits chimiques des protections jetables que je trouve sale.

« C’est trop cher ! »

Autre problème : le prix !

Forcément, au premier abord, on peut avoir l’impression que cela coûte cher. Un paquet de serviettes ou de tampon coûte en moyenne 2 ou 3€ alors qu’une serviette hygiénique lavable peut coûter une dizaine d’euros, une cup une vingtaine, et une culotte menstruelle une trentaine.

En réalité, c’est un investissement qui est rentabilisé sur du moyen terme (environ 2 ou 3 ans). Il faut 3 à 4 culottes menstruelles pour pouvoir tourner confortablement sur un cycle, ou 6/7 serviettes lavables. Pour ma part, je n’ai pas acheté toutes les culottes et mes serviettes en même temps, j’ai échelonné sur plusieurs mois.

Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair en matière de règles au naturel… Et pourquoi pas, donné l’envie de sauter le pas !

Marie DUBOIN, auteure du blog La Salade à Tout

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